M. Solans, quelle est l’histoire de votre vignoble ?
Mon histoire viticole s’inscrit dans une tradition familiale. Mes grands-parents et mon père exploitaient une ferme en polyculture-élevage comprenant 30 hectares de vignes à Courpiac. En 2008, je me suis installé comme Jeune Agriculteur, et en 2012, j’ai fait l’acquisition de 10 hectares supplémentaires à Bellebat, correspondant au Château Des Hauts de Fontaneau. Aujourd’hui, je suis seul à gérer l’ensemble de l’exploitation, mais je nourris un projet d’agrandissement à 50 hectares. Ce serait peut-être à partir de cette surface que j’envisagerais d’embaucher un salarié à plein temps.
Vous êtes impliqué dans l’agriculture raisonnée, en quoi cela se traduit-il ?
Je mets en place plusieurs pratiques dans une logique d’agriculture raisonnée. Tout d’abord, je privilégie l’utilisation d’engrais vert, et grâce à la présence de bovins, j’épands leur fumier dans les vignes. Je travaille aussi sur un projet de fertilisation géolocalisée. L’idée est d’utiliser des outils d’analyse du feuillage pour cibler, parcelle par parcelle, les zones qui nécessitent réellement un apport. Cette méthode permet de réduire les intrants et d’optimiser les ressources, dans une démarche plus respectueuse de l’environnement.
Vous êtes en cave coopérative, quels bénéfices en tirez-vous ?
La sécurité des revenus est l’un des principaux atouts de la cave coopérative. Même en cas d’année difficile, les retombées restent acceptables. De plus, gérer un chai en autonomie suppose de cumuler trois compétences : viticulture, œnologie et commercialisation. Personnellement, je préfère me consacrer à la vigne, ce qui est mon cœur de métier, et confier la vinification et la vente à la coopérative. Ce choix me permet de rester efficace et serein dans ma gestion au quotidien.
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