Jacques, racontez-moi l’histoire de votre propriété de 16,5 ha ?
Tout commence entre 1900 et 1920, lorsque Monsieur Lançade, alors ouvrier de chai au Château de Blagnac, entreprend d’acquérir progressivement une propriété viticole de 8 hectares. En 1960, il transmet ses terres à ses enfants, dont ma femme, qui hérite de 2 hectares de vignes. À l’époque, j’étais mécanicien, et c’est en épousant Christiane Ducamin, devenue Madame Peyron, que j’ai rejoint cette aventure familiale. En 1989, elle reprend officiellement l’exploitation et nous choisissons d’adhérer à la cave coopérative cette même année.
Vous êtes Agriconfiance, que cela a-t-il changé dans votre façon de travailler ?
Je dois l’admettre, nous n’étions pas particulièrement engagés sur le plan environnemental à nos débuts. Mais l’arrivée de la démarche Agriconfiance a été un déclic. Nous avons investi dans une aire de lavage et une salle de stockage sécurisée pour les produits phytosanitaires. Depuis, je m’efforce de réduire mes traitements, et aujourd’hui je suis en dessous de la moyenne de la cave. Chaque année, je travaille à optimiser mes interventions, dans le respect de notre environnement.
Pourquoi être en coopérative ?
Lorsque je dirigeais encore mon entreprise, je n’avais ni le temps ni les moyens de gérer la vinification ou la commercialisation de nos vins. La coopération s’est donc imposée naturellement. Elle nous a permis de nous concentrer sur le travail de la vigne, tout en bénéficiant d’un accompagnement technique et commercial précieux.
Anecdote : L’origine du nom « Château Maurine »
Autrefois, « la Maurine » désignait un lieu de rencontre situé près d’une rivière. Plus tard, une propriété viticole prit ce nom. En 2004, Madame Peyron rachète cette exploitation et décide de l’exploiter sous le nom de Château Maurine, en hommage à cette histoire locale.
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